Coquilles d'huîtres et pavés écologiques dans un atelier artisanal

Vendée : comment Alegina transforme les coquilles d’huîtres en éco-matériaux en 2026

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À Aubigny-Les Clouzeaux, petite commune de Vendée voisine de La Roche-sur-Yon, une entreprise locale a fait un pari inhabituel : transformer les coquilles d’huîtres en matériau de construction. Chaque année, la France jette ou incinère environ 180 000 tonnes de coquilles d’huîtres, un déchet coquillier longtemps considéré comme sans valeur. C’est ce gisement que valorise Alegina, société familiale vendéenne, à travers sa marque de matériaux biosourcés VIVAÔ (mise à jour : 15 août 2026).

Un site vendéen qui recycle un déchet massif

Le projet est né d’une collaboration entre Philippe Gaboriau, un céramiste et un industriel, avant de devenir une affaire de famille portée aujourd’hui par les Didelon. Après 3,5 ans de recherche et développement, l’entreprise a fait le choix de ne pas se contenter d’un seul débouché : elle a d’abord exploré la porcelaine haut de gamme avant d’orienter l’essentiel de son activité vers des matériaux pour le bâtiment et l’aménagement extérieur.

De la coquille au pavé : le procédé VIVAÔ

Les coquilles sont collectées auprès des producteurs ostréicoles et via des dispositifs mis en place avec des collectivités locales, avant d’être broyées et intégrées à de nouveaux matériaux. VIVAÔ commercialise aujourd’hui deux familles de produits : des pavés drainants, composés à hauteur de 30 % de coquilles d’huîtres recyclées, et des substrats pour toitures végétalisées, présentés par l’entreprise comme « 100 % naturels, 100 % recyclés, 100 % biosourcés ».

Des débouchés concrets pour l’aménagement urbain

Les pavés perméables VIVAÔ permettent l’infiltration naturelle de l’eau de pluie, un enjeu croissant pour les villes confrontées aux épisodes d’inondation et de chaleur urbaine. Le groupe logistique BARJANE a par exemple retenu la solution pour un projet de parking de 2 500 m². Les avantages mis en avant par l’entreprise :

  • Réduction du ruissellement grâce à des pavés perméables
  • Valorisation d’un déchet coquillier plutôt jeté ou incinéré
  • Matériaux biosourcés et locaux, produits en circuit court
  • Application aussi bien en voirie qu’en toiture végétalisée

Un ancrage local soutenu par la région

Le développement d’Alegina a bénéficié du soutien de la Région Pays de la Loire et du réseau d’innovation Atlanpole, deux acteurs qui accompagnent les jeunes entreprises industrielles du territoire. L’ambition affichée dès l’origine était de faire tourner un site pré-industriel puis industriel en Vendée, plutôt que de délocaliser la production loin du littoral où sont collectées les coquilles. Cet ancrage illustre une dynamique plus large en économie circulaire que l’on retrouve chez d’autres entreprises et artisans français misant sur des matériaux biosourcés plutôt que sur des ressources importées.

Questions fréquentes

D’où viennent les coquilles d’huîtres utilisées par VIVAÔ ?

Elles sont collectées auprès de producteurs ostréicoles et via des dispositifs mis en place avec des collectivités locales, principalement sur le littoral vendéen et en Pays de la Loire.

À quoi servent les matériaux VIVAÔ ?

Ils sont utilisés pour des pavés drainants en voirie et parkings, ainsi que pour des substrats destinés aux toitures végétalisées.

Pourquoi recycler les coquilles d’huîtres est-il utile ?

Parce que la France en jette ou en incinère environ 180 000 tonnes chaque année ; les valoriser en matériau de construction évite ce gaspillage tout en produisant une alternative biosourcée aux matériaux traditionnels.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale